Age oméga 6 et équilibre hormonal

La nutrition conditionne la santé, les hormones établissent les grands équilibres physiologiques. Une nutrition adaptée peut donc agir sur les hormones.

Age oméga 6 et équilibre hormonal

Les age oméga 6 sont présents en grande quantité dans les membranes cellulaires où ils ont un rôle structurel. Il ont également un rôle fonctionnel, car ils sont précurseurs des prostaglandines PG E1. Ces prostaglandines exercent une régulation du cycle menstruel.

Un déficit en acides gamma-linoléniques entraînera un déficit en prostaglandine E1 avec deux conséquences principales : hypersensibilité cellulaire à la prolactine et augmentation du taux sanguin d’œstrogènes

Un apport nutritionnel d’AGE en oméga 6 (huile d’onagre) va agir en « tenaille » :

  • En comblant le déficit en acide gamma-linolénique : ils permettent de court-circuiter les divers systèmes enzymatiques et d’intervenir directement sur la synthèse de la prostaglandine E1.
  • En inhibant directement les hormones : prolactine et œstrogènes.

Equilibre féminin et équilibre hormonal

Œstrogène, progestérone, Dhea, corticostéroïdes, testostérone … autant d’hormones qui, toutes, présentent comme point commun de posséder une structure stéroïdienne, tout comme une molécule présente dans le Yam, la diosgénine. De telles phytohormones se trouvent aussi dans plusieurs plantes comme le fenugrec, le cimicifuga, la salsepareille, la sauge ; le soja.

Le Yam est une dioscorée à partir de laquelle on réalise un extrait naturel à 16% de diosgénine. Seule la Dioscoréa bulbifera doit être utilisée. C’est la seule variété autorisée comme un ingrédient alimentaire en France présentant toutes les garanties de sécurité et d’efficacité. La dioscoréa n’est pas alimentaire. En effet, il s’agit de la variété la plus cultivée pour produire chimiquement la progestérone, seule la variété bulbifera a fait la preuve traditionnelle de son efficacité et de son innocuité.

L’étude biochimique du Yam remonte au début des années 40 quand le chimiste Russel Marker recherchait une source à partir de laquelle fabriquer de la progestérone. La synthèse de la progestérone à partir de la diosgénine est complexe et non réalisée dans l’organisme. Aussi, si le Yam a des effet stéroïdiens sur le corps, ce n’est pas parce qu’il contient des hormones stéroïdiennes mais parce que les précurseurs stéroïdiens présentent un effet similaire. Le corps prend pour ses propres hormones, les utilisant d’une façon identique. Aujourd’hui, la diosgénine extraite du Yam  reste la première source pour la fabrication des hormones sexuelles de synthèse.

Isoflavones et équilibre hormonal

Les isoflavones sont des phytonutriments dont la structure, proche des hormones, leur permet de se fixer sur les récepteurs cellulaires à œstrogènes. Ils régularisent ainsi l’effet ostrogénique : les isoflavones diminuent l’action des œstrogènes quand ils sont trop présents (syndrome prémenstruel, pré ménopause) ; à l’inverse, ils provoquent une action oestrogénique légère en cas de manque d’eostrogènes (ménopause).

Les études épidémiologiques montrent que les populations à nourriture riche en phytooestrogène (isoflavones) présentent moins de bouffées de chaleur, sueurs nocturnes, cancers hormonodépendants, ostéoporose …

Les isoflavones sont à la bas d’une NHS (nutrition substituve hormonale) remplaçante potentielle d’un TSH (traitement Substitutifs hormonal) aux hormones de synthèse.