Phytothérapie et circulation : se soigner par les plantes
Depuis très longtemps en France , la phytothérapie est utilisé en France pour favoriser la bonne santé du système circulatoire. (veines et micro capillaires). De nombreux médicaments pour la circulation, veines, hémorroïdes, couperose, micro capillaires cérébraux … sont à base de plantes.
Dans un souci nutritionnel de protection du système veineux, on associera des plantes veinotoniques et vitaminiques P avec des antioxydants spécifiques.
Vigne rouge feuille : il s’agit en fait d’un cultivar de vitis vinifera, variété tinctoria, font le feuillage rougit fortement à l’automne du fait d’une grande concentration en anthocyanes. Ses composés phénoliques, piégeurs de radicaux libres, diminuent la perméabilité des capillaires et augmentent leur résistance.
Leur action viserait à protéger le collagène de la paroi vasculaire par inhibition des enzymes protéolytiques de dégradation de ce collagène (élastase, collagénase). Or le collagène vasculaire contrôle la perméabilité de la paroi vasculaire.
Hamamélis feuille : sa feuille peut atteindre jusqu’à 10% de tannins totaux, ce qui lui confère des propriétés astringentes et vaso-constrictrices. Elles découlent de l’affinité des tanins pour les molécules protéiques et en particulier le collagène qu’ils tendent à imperméabiliser.
Ginko bi loba feuille : cet arbre mythique contient des ginkgolides (des diterpènes à la structure très particulières), présentés comme vasorégulateurs : vaso-dilatateurs au niveau des artérioles, vasoconstricteurs au niveau veineux, et stimulant de la résistance capillaire. Ils diminuent l’hyperméabilité capillaire et améliore l’irrigation tissulaire.
OPC ou Proanthocyanidols de pépins de raisin : les OPC sont des antioxydants naturels . Ils inhibent une enzyme, la cox-2 qui interfère avec la concentration des protacyclines, molécules vasoprotectrices. Ces flavonoïdes protègent des radicaux libres les cellules endothéliales des vaisseaux sanguins. L’endothélium épargné retrouve une partie de son intégrité et l’état circulatoire s’améliore. Enfin, les OPC inhibent la collagénase, l’élastase et la hyaluronidase qui interviennent dans la dégradation de la matrice extravasculaire. Ainsi, ils participent au maintien de la bonne perméabilité des capillaires.
Vitamine E naturelle. Antioxydant majeur, actif dans les milieux lipides, la vitamine E, comme les OPC, protège les prostacyclines et élargit les vaisseaux sanguins. Elle induit une modification favorable de la répartition des constituants lipoprotéiques du sérum (augmentation des HDL), diminution du LDL).
Vitamine E naturelle, vitamine E synthétique : une différence majeure
La forme naturelle de la vitamine E appelé RRR-alpha-tocophérol, elle est constitué d’un seul isomère. La forme synthétique est dénommée tout-rac-alpha-tocophérol et consiste en un mélange de 8 stéréo-isomères parmi lesquelles 7 n’existent pas dans la nature. Ces modifications de structures diminuent l’activité biologique de la vitamine E. La configuration tout-rac conduit à une perte d’activité de la vitamine E et à une élimination plus rapide par l’organisme. Le mécanisme fixant de manière discriminatoire la forme naturelle est sans doute une protéine fixant les tocophérols, présente dans le foie et absente dans l’intestin. Les formes chirales des phospholipides des membranes cellulaires reconnaissent la forme chirale compatible du RRR-alpha-tocophérol, ce qui explique la rétention plus importante de la vitamine E naturelle. La diffusion passive à travers plusieurs membrane cellulaire augmente la concentration en RRR-alpha-tocophérol dans tous les tissus et particulièrement dans le cerveau. La vitamine E n’agit pas de manière différente ou meilleure que la vitamine E synthétique, mais sa biodisponibilité plus importante qu’on ne le pensait, permet à l’organisme une meilleure protection des sites concernés par le stress oxydatif.
